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Centre archéologique européen, Saint-Léger-sous-Beuvray Centre archéologique européen, Saint-Léger-sous-Beuvray Centre archéologique européen, Saint-Léger-sous-Beuvray Centre archéologique européen, Saint-Léger-sous-Beuvray
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Centre archéologique européen, Saint-Léger-sous-Beuvray
Saint-Léger-sous-Beuvray
accomplissement 2007
investisseur BIBRACTE, Centre archéologique européen
entrepreneur général Sipral
architecte RFR Paris
type de construction structures atypiques
type de bâtiment public
volume du projet du revêtement de façade 0–1,9 mil. EUR

Le projet de la „Toiture du site archéologique de Bibracte“ a été, par rapport aux autres projets de Sipral, un petit projet par son étendue, mais d’autant plus intéressant. L’idée de base que les auteurs du projet – l’architecte Paul Andreu et le bureau d’études RFR – avaient à développer, consistait en la conception d’une structure légère, mobile, à montage manuel, capable de voûter une grande surface sans poteaux intermédiaires qui limiteraient les recherches archéologiques en cours.

La structure de la toiture entière d’une surface en plan de 22 x 37m environ est réalisée à l’aide de onze types de pièces soudées de tubes en alliage d’aluminium 6082T6 dont la solidité est proche de celle de l’acier. Les éléments de construction de base sont des poutres triangulaires (dans le cadre du projet appelés MING) d’une longueur de 3,75 m, soudées de longs tubes courbes et de goussets moulés en formes de sable. La configuration en croix des MING, interconnectées uniquement à l’aide de chevilles en inox, assure une haute rigidité transversale et la force portante de la structure horizontale de la toiture.

La toiture s’appuie sur les poteaux mis en place juste sur le pourtour. C’est en hiver seulement, lorsque les recherches archéologiques sont interrompues et que la toiture peut être chargée d’une couche épaisse de neige, que les poteaux centraux sont également installés.

La structure étant située dans un site classé de recherches archéologiques, il n’était pas possible de la fixer à l’aide de fondements standards. Alors tous les poteaux ont été mis en place sur des grilles métalliques de répartition des chargements dont la position n’est assurée qu’à l’aide de barres d’acier enfoncées dans la terre. La structure résiste à la portance et aux effets du vent grâce au chargement des grilles par des paniers en fil de fer remplis de pierres et des fragments d’amphores trouvés au cours des recherches et surtout grâce aux 12 sacs suspendus sur les consoles du côté opposé à la toiture. Chaque sac est rempli de 3,5 tonnes de terre provenant des recherches et travaille non seulement sur la stabilité globale de la structure mais permet, avec les autres sacs, de tendre parfaitement le tissu de revêtement de la toiture.

La surface extérieure de la structure de la toiture est couverte à l’aide d’un tissu technique blanc assurant la protection de l’espace de recherches des effets climatiques, mais laissant passer une quantité suffisante de lumière pour les propres recherches archéologiques.

La pose de la structure a été effectuée par le personnel exploitant les recherches sous la supervision d’un représentant de Sipral. Étant donné que l’installation de la toiture se passait au-dessus du site archéologique ouvert situé sur une place difficilement accessible, le montage devait se réaliser manuellement, à partir de l’échafaudage plan, juste à l’aide de petit appareillage.

Pour en savoir plus :

http://cam.daval.free.fr/fiches/bibracte.htm

http://www.bourgogne-du-sud.com/index.php/preparez-votre-sejour/16-votre-selection.html?URI_FILTER=publicationfile_148145

http://www.futura-sciences.com/fr/environnement/exploregions/escapade/r/saone-et-loire-1/d/bibracte-centre-archeologique-europeen_528/